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 Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.

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MessageSujet: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Sam 29 Aoû - 15:45

« Il ne faut pas traîner, pensa Mannfred, ou elle ne pourra peut être plus jamais se servir de sa main à l'escrime ».

C'était surtout cela qui animait le mort vivant et le faisait observer avec attention les alentours. Dans les champs, il n'y avait pas grand chose, mais pourtant il fallait trouver de l'activité humaine au plus vite avant de s'occuper des blessures de l'enfant. La douleur lancinante sur son bassin gênait beaucoup le cavalier, mais il avait la certitude qu'avec un peu de repos elle se refermerait car elle était superficielle et que contrairement à l'enfant il n'avait plus de sang à perdre. Et puis, il ne fallait pas gaspiller le potentiel d'un épéiste de qualité en devenir. Le revenant n'était pas rancunier et, comme tout être devenu plus rationnel que de raison par la force des choses, détestait le gaspillage. Le gaspillage de talent n'était pas une exception.

Il n'y avait pas que ça, évidemment. Le sombre guerrier se posait tout un tas de questions au sujet de l'enfant, notamment pourquoi elle l'avait agressé et ce qui pouvait pousser quelqu'un de son âge à prendre les armes et à s'en servir ainsi. Une petite fille qui plus est ! Ce n'était pas acceptable. Et comme enfin il n'était pas habilité à s'occuper d'une enfant éternellement, il faudrait également qu'elle lui indique où se trouvaient ses responsables, ses tuteurs, enfin ses parents si elle en avait ! Mais ces problèmes étaient moins urgent. La petite fille s'était exténuée à la tâche et avait la main ruinée, pour le moment.

Au bout d'un chemin qui devrait être assez court mais qui eu l'air d'être très long à cause de la douleur des blessures et de la lenteur du cheval, délibérée rappelons le pour éviter que les secousses ne fassent plus mal encore, le revenant pu arrêter son cheval puisqu'il apercevait un bâtiment qui pouvait leur être salvateur : une auberge. Il n'y trouverait probablement pas un médecin, de toute façon on ne trouvait sûrement pas de médecin à plusieurs kilomètres à la ronde et Mannfred ne pouvait pas remettre les pieds à Rift sans causer des problèmes en ce moment, mais il y trouverait un lit pour y reposer le frêle corps de l'enfant soldat et du tissu, des bandages et de l'eau pour nettoyer et panser la blessure du mieux qu'il pouvait, voir même de quoi faire une atèle de fortune pour éviter que la main ne se mette en place n'importe comment.

Il déposa le cheval dans l'écurie et descendit, portant cette fois l'enfant à deux bras, qu'elle le veuille ou non puisqu'il n'avait pas vérifié si elle était consciente ou non. Rentrant dans l'auberge en frappant la porte du pied, il fit un effet spectaculaire dont il se serait bien passé : un homme en armure effrayante, l'image d'un crâne pour casque, un trou béant au niveau du bassin, portant une enfant possiblement inconsciente dans ses bras et ouvrant violemment la porte d'entrée... C'était louche et en plus il attirait l'attention. Il n'en avait cure. Sans aucune considération pour les clients, il s'approcha du comptoir et réclama de sa voix rauque mais vacillante à cause de l'effort et un peu de la douleur :


« Une chambre avec un lit et un repas quand viendra le moment du dîner. Je veux aussi une bassine d'eau et du bandage. Je vous paierai plus tard, je suis occupé. Amenez moi dans une chambre libre. Vite. »

Coupant ainsi toute possibilité de protestation de la part du tenancier ainsi que, par sa vitesse, tout intérêt que pouvaient manifester les autres clients, il disparut à la suite du premier dans un couloir où se succédaient les chambres avant de s'enfoncer dans l'une d'entre elles, libre. Le tenancier resta un moment à attendre sur le seuil, comme si Mannfred allait le payer tout de suite. Il avait l'air un peu gêné et se frottait les mains. Il déposa la jeune fille sur le lit puis, afin de le bousculer un peu, le faire se dépêcher, le revenant retira son casque, le posa sur la table de chevet, regarda dans la direction de l'homme, fronçant les sourcils et lui lança sèchement :

« Alors ? J'ai demandé autre chose il me semble. »

Effrayé par l'apparence du mort vivant et le sang qu'il avait aperçu sur les deux personnes venant de louer la chambre, il se hâta d'aller faire la commission. Le revenant en profita pour examiner la pièce brièvement. Elle était petite, mais c'était bien assez pour quelqu'un qui venait juste passer la nuit ici sans trop d'affaires. Il y avait pas mal de poussière, montrant qu'elle n'était pas très bien tenue, ou alors que c'était la chambre qu'on donnait aux inopportuns, mais il ne semblait pas y avoir ni puces ni rats ni cafards. Le linge de lit était assez rêche mais le matelas pas trop dur. Il était d'une bonne taille, bien assez spacieux pour un enfant comme la guerrière blessée, mais un peu étroit pour un adulte comme Mannfred. Il y avait peu de meubles, un bureau et une table de chevet. Une fenêtre un peu crasseuse laisser passer un rayon de lumière filtré par la poussière qui s'y accumulait, mais c'était bien assez pour rendre la pièce lumineuse le jour.

Le tenancier tardait à revenir, alors, pour passer le temps et s'occuper un peu de lui même également, le revenant retira son armure avec précaution pour ne pas se blesser plus qu'il ne l'était. Alors même qu'il était habillé sous sa cuirasse, le contact du métal avec la peau était sinon désagréable, il se sentait presque nu sans sa coquille d'acier. Il la déposa sur le sol à côté du bureau et s'assit sur la chaise tournée vers le lit, attendant que la bassine d'eau arrive, surveillant la porte et la jeune fille.
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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Sam 29 Aoû - 18:23





Deux blessées à l'auberge : un duo étrange









Cela fait combien de temps qu'elle n'a pas utilisé son Yoki ? Elle ne sait plus, quelques mois peut-être, mais elle ne s'est jamais senti aussi faible après avoir lâché autant de Yoki, enfin, comparer aux autres Claymores, sa maîtrise du Yoki est à désiré, elle a toujours été capable de se battre sans, ses sens et sa force suffisaient amplement, donc pourquoi apprendre à le maîtriser ? C'est ce qu'elle a sans doute dû faire, elle a frôlé l'éveil tout de même, mais elle sait qu'elle ne doit pas encore s'éveiller, elle doit encore endurcir son corps avant de subir un changement de corps aussi brutal, après tout, elle est fragile maintenant, bien plus qu'avant, mais cette fragilité ne l'empêche pas de se battre à fond, même contre un ennemi bien plus puissant qu'elle. Elle a du mal à croquer la vie à pleines dents, elle a toujours vécu une vie dangereuse, alors à quoi bon s'accrocher à la vie alors qu'au quotidien, on risque de la perdre. Et pourquoi ? Pour protéger des humains qui ne la remercient même pas, qui la traitent comme un monstre à part entière, pourtant, elle a quand même du sang humain qui coule dans ses veines, pour combien de temps ça, elle ne sait pas, mais elle sent ce destin proche, comme si elle a un couteau planté juste devant sa gorge et qui se rapproche petit à petit. Elle a échappé belle cette fois, la suivante sera autre chose. Il faudra qu'elle ne puise plus jamais dans son Yoki, son avenir en dépend ... enfin, "avenir", c'est vite dit. Son avenir est aussi vide qu'un verre venant juste de s'être lavé, elle ne sait même pas à quoi pourra-t-elle servir maintenant.

Elle ignore si l'homme l'a achevé pendant qu'elle s'est écroulée, si c'est le cas, la mort est comme une nuit sans rêve, juste un profond trou noir dans l'inconscience. C'est peut-être ce qu'elle fait en ce moment, elle dort sans faire le moindre rêve, après tout, de quoi peut-elle bien rêver, elle n'a rien à voir avec l'enfant qu'elle est, elle n'a ni enfance, ni ami, ni même de monde imaginaire qu'elle peut créer, elle est juste seule. Il y a bien Edwin et Weiss, mais les deux doivent être très loin d'elle en ce moment maintenant, et puis, elle les connaît à peine, donc comment peut-elle connaître les deux personnes alors qu'elle connaît juste leur nom et un semblant de caractère ? Même en s'imaginant qu'elle peut être près d'eux, elle se voit mal se constituer une nouvelle famille, surtout en sachant qu'elle risque de vouloir les tuer si elle s'éveille, si seulement elle pouvait éviter ça ... S'il y a un dieu sur ce monde, elle veut bien lui demander de ne pas qu'elle ne change pas de régime alimentaire en devenant une Éveillée, mais à quoi bon, ce dieu doit déjà avoir du travail, donc pourquoi exaucerait-il le souhait d'une petite fille ? Si elle pourra revenir à la normale ? Non, la seule fois il a fallu beaucoup de Claymore contrôlant le Yoki des autres pour qu'elle revienne à elle, une personne est même morte en se sacrifiant, une personne dont elle n'a pas le souvenir.

Alors que dans son subconscient Miata se met assise dans le noir total, toute seule, sans lumière, quelque chose d'autre se forme. Hors de l'inconscience, le visage de Miata se crispe, de nouveau, un mal de tête terrible, bien plus puissant que tout ce qu'elle a ressenti depuis qu'elle est arrivée ici. Elle a même l'impression de s'être mise à pleurer, qu'est-ce donc que ce souvenir ? Il est triste et semble vraiment choquant, mais ne pas s'en souvenir rend Miata furieuse, à chaque essai, ce mal de crâne est présent. Mais là, dans son inconscience, elle visualise une forme humanoïde, floue, et sans couleurs. Elle veut s'en approcher, mais elle a l'impression d'être enchaînée, elle n'arrive pas à bouger et chaque mouvement est stopper par quelque chose. Puis, une voix, non, un mix de toutes les voix qu'elle connaît se met à dire oralement quelques mots, tous ces mots résonnent dans sa tête, comme si quelqu'un se met à crier dans une grotte ou une pièce vide ou très spacieuse. Ces mots sont les suivants :

Je vais te lancer un sort, un sort qui te fera devenir de plus en plus forte, à partir de maintenant et pour toujours.

Puis, peu à peu, la forme humanoïde se décompose, tous les morceaux de ce corps commencent à voler dans le noir, mais de loin, elle a pu deviner un sourire venant de cette forme. Aussi, elle a une impression que quelqu'un pose une main sur sa tête, Miata cherche un bras ou n'importe quoi qui lui tient la tête, rien du tout, mais cette impression disparaît petit à petit en même temps que le corps disparaît, il y a un lien ? Que veux dire ces paroles ? Pourquoi lui dit-on ça à elle ? Elle ne deviendra jamais forte, elle a perdu, elle est inutile maintenant, à quoi bon être forte ? Puis, elle entend encore se mélange de voix, ce coup-ci avec un ton beaucoup plus triste, comme si la forme allait pleurer.

Je t'aime Miata.

Ensuite, tout ce qui l'entoure commence à se fissurer, des halos lumineux passent à travers ses fissures, rendant peu à peu l'espace qui entoure Miata de plus en plus lumineux, jusqu'à ce que tout casse. Après cela, un flash lumineux la fait sortir de cette inconscience.

À son réveil, Miata est couchée sur un lit, une prothèse à la main en petite partie régénéré, avec une impression d'humidité sur les joues. Son corps est lourd, elle n'arrive même pas à lever son bras intact, même en forçant. Elle réessaie, rien à faire pareil pour les jambes. Elle a dû dormir pendant quelques heures, c'est du moins à en juger l'avancer de la régénération de sa blessure et ce qu'elle a encore en stock comme Yoki. Cependant, elle se sent encore fiévreuse, tremblante et a encore très mal à la main. Elle n'arrive même pas à tourner la tête, mais grâce à son odorat, elle sait qu'il est là. Oui, le démon qu'elle a combattu et contre qui elle a perdu est en train de veiller sur elle. Dans cette situation, elle se demande qu'est-ce qu'il y a de plus bizarre : son rêve ou le fait que ce chevalier qu'elle avait attaqué prend soin d'elle ?



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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Dim 30 Aoû - 12:31

Mannfred ne savait pas dire s'il était une bonne chose que la jeune fille reste inconsciente ou non. D'un côté, c'était toujours mieux qu'elle reste ainsi plutôt que de souffrir, mais d'un autre il ne connaissait pas les effets de sa transformation un peu bizarre et qu'elle reste dans cet état pouvait être synonyme de grave dommage chez elle. Il ne pouvait pas y faire grand chose cela dit : il n'avait jamais excellé dans l'école de magie régénérative et la seule raison pour laquelle sa propre plaie se refermait au fur et à mesure était la force magique de son Maître infusée dans le rituel de retour à la vie. Du coup, il ne pouvait qu'attendre et utiliser des méthodes de soin traditionnelles.

Avant que la bassine n'arrive, il décida d'agir un peu et pris la main blessée dans la sienne. À son âge, on ne pouvait pas l'anesthésier à coup d'une bonne dose d'eau de vie et elle était de toute façon déjà inconsciente, mais il ne voulait pas risquer de la réveiller tout de suite. Concentrant son aura glaciale sur sa main, il engourdit celle de l'enfant jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus sentir que vaguement ce qui lui était fait sur celle ci.

L'aubergiste revint enfin, transportant difficilement sa bassine. Il fut surpris de voir Mannfred sans son armure et ses épées, qui étaient maintenant posées contre le mur et se demanda presque s'il ne s'était pas trompé de chambre. La jeune fille qui se trouvait dans la chambre lui mis la puce à l'oreille : c'était la bonne chambre. Le revenant congédia l'aubergiste d'un geste de la main et commença à nettoyer la plaie de la jeune fille délicatement avec le tissu qui lui avait été apporté. Il avait l'habitude d'administrer les premiers soins : s'il n'était pas médecin, sur le champ de bataille, il fallait savoir se rafistoler fissa pour ne pas tomber ! Il avait aussi, par la force des choses, appris à coudre, du coup. Sur lui et sur les autres. Pas véritablement des talents qu'il avait pu entretenir depuis qu'il était mort vivant puisqu'il n'avait plus besoin de soigner personne. Il pensa à voix haute :


« Tiens, cela est bizarre. Il y a longtemps que je n'avais pas soigné... J'ai plutôt l'habitude de tuer. »


Il relativisa intérieurement, puisqu'il n'avait pas l'habitude non plus de combattre des enfants aussi sauvages. Et dans son monde, il pouvait ramener les gens à la vie sous la même forme que lui, donc la mort n'était pas si grave que ça. On se faisait à la non vie ! Mais dans ce monde, la mort avait une toute autre signification puisqu'il ne pouvait faire revenir que de misérables zombies sans esprit qui ne sont bon qu'à massacrer plus d'humains. Il devrait reperfectionner son art ici ! Mais pour cela il lui faudrait d'abord se rendre dans le pays des conquérants, le seul qui pourrait lui fournir le combat, et donc les cadavres, pour s'améliorer.

Lorsqu'il eut finir de nettoyer le sang qui tâchait la petite main, il la banda aussi fermement qu'il put pour la maintenir en position. Il n'avait pas vraiment quoi que ce soit de mieux pour l'instant, quoi qu'il pouvait rappeler l'aubergiste pour lui demander de confectionner une atèle avec quelque chose. Mannfred se débrouillait mais pas au point de faire des atèles avec des bouts de bois au pif ! L'aubergiste n'y entendait sûrement rien non plus. Bah, ça ferait l'affaire.

Comme la plaie était restée ouverte un moment, la jeune fille était également fiévreuse. S'emparant d'un linge qui traînait dans la chambre, il l'humidifia et le posa sur le front de la demoiselle pour essayer de réguler sa température. L'eau était bien fraîche, pas grâce à l'aubergiste mais plutôt au pouvoir de froid que possédait le mort vivant. Une fois ceci fait, il n'y avait pas grand chose de plus à effectuer, il fallait attendre. Il repris position sur sa chaise, se mettant à la fenêtre cette fois afin d'observer les environs.

Au bout d'un petit moment, il entendit un léger bruissement. C'était la jeune fille qui se réveillait, c'était certain. Elle n'avait pas la force de bouger mais essayait quand même, ce qui occasionnait donc ce bruit. Se levant de sa chaise, Mannfred se dirigea vers le lit. Il avait des réponses à obtenir de cette enfant ! Cela dit, les enfants, il ne fallait pas les bousculer, sinon ils se braquent et ne disent rien, puis font des caprices. Mais en même temps, il avait aussi envie de l'embêter un peu, un genre de vengeance pour son trou au bassin. En tout cas c'est ce qu'on lui avait dit. Même là de toute façon, elle était peut être trop faible pour papoter, mais enfin... Il essaierait. Arborant un sourire engageant et rapprochant sa chaise du lit, il s'assit à ses côtés pour lui demander d'un ton légèrement moqueur :


« Alors... Tu te sens un peu mieux ? Tu ne vas pas essayer de me sauter dessus, cette fois ? Attention, tu n'as que deux mains. Il ricana un instant avant d'ajouter : Non sérieusement, pourquoi m'attaquer, jeune fille ? »

Il repris un visage plus neutre, pour montrer que sa question était sérieuse et qu'il ne se moquerait peut être qu'un tout petit peu dans le futur.
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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Jeu 3 Sep - 15:05





Deux blessées à l'auberge : un duo étrange









Alors qu'elle est à peine réveillée, son flair en prend un bon coup : une odeur de chair avariée, décomposée ou pourrie, elle reconnaît cette odeur. Elle y était confrontée depuis des années pendant ces combats contre les Yomas, l'odeur des cadavres qui traîne par terre, humaine ou non. Enfin, les yomas ont un cadavre bien plus horrible à sentir que ceux des humains, c'est d'ailleurs pour ça que ces démons ne souhaite que manger la chair humaine, ils savent que celle de leurs " compagnons" ne sont pas très bon à manger, aussi bien niveau comestibilité que niveau goût, mais c'est surtout niveau goût que ça les gêne, sinon, il y aura sans doute des cannibales dans leur rang. En tout cas, cette odeur est celle d'un humain, mort certes, mais humain, pourtant, lorsqu'elle tourne la tête, elle reconnaît les parties d'armure attachées sur le mur, c'est bien celle du chevalier. D'ailleurs, elle ne pensait pas tomber sur un mort, elle sentait une aura démoniaque, mais jamais elle a pensé tomber nez-à-nez avec un revenant, zombie ou simplement mort-vivant. En ce moment, elle est confuse, elle qui pensait combattre un démon se rend enfin compte que c'est juste un humain, mais cette odeur de mort et cette aura l'empêchent de penser correctement, elle n'arrive pas à avoir une pensée claire.

Elle n'arrive toujours pas à bouger, sa main blessée, elle ne la sent plus. Elle semble engourdie, mais cependant, elle sait à quel point sa régénération à bien avancer, son toucher est surdéveloppé, elle sait donc d'un simple contact avec le bois qui bloque sa main à quel point sa main est blessée ou guérie. Elle arrive cependant avec ses forces actuelles à lever son deuxième bras. Elle risque d'en avoir besoin, le chevalier défunt vient juste de remarquer qu'elle est réveillée, il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour le remarquer. Elle s'était ébrouée en se réveillant et en tentant de bouger. Elle arrive enfin à voir le vrai visage de l'homme en armure. En tout cas, cette odeur est celle d'un humain, mort certes, mais humain, pourtant, lorsqu'elle tourne la tête, elle reconnaît les parties d'armure attachées sur le mur, c'est bien celle du chevalier.

D'ailleurs, en parlant d'armure, il semblerait que l'homme n'est pas pensé à enlever celle de la Claymore, elle a toujours ses épaulières en fer qui tient encore la cape dans laquelle est à moitié enrouler la petite fille, ses deux avants bras, dont celui de sa main gauche blessée encore tâchée du sang de la petite fille, l'homme ne semblant pas avoir de sang dans son corps, ses jambières et sa tassette, bien que les avant-bras soit compréhensibles, le reste, il aurait pu l'enlever, elle sera plus légère à porter comme ça. Enfin, vu le gabarit de l'homme chauve, la petite fille doit être un vrai poids plume, son armure ne doit pas faire beaucoup de différence d'ailleurs. Elle s'était ébrouée en se réveillant et en tentant de bouger.

Bien que l'homme se moque de la petite fille, il voulait vraiment connaître la raison de l'attaque de Miata, il n'a pas d'hypothèse ? En tout cas, il a vexé la claymore qui détourne aussitôt du regard le chevalier assis à ses côté, regardant le mur tapisser d'un papier peint vert dégoutant. Elle reste une enfant, ce genre de moquerie est suffisant pour qu'ils se vexent beaucoup, comme Miata en ce moment. En plus de cela, elle se hait de ne pas savoir parler correctement, déjà d'habitude, mais à cause de son état, parler est encore plus dur. Cependant, elle sent retrouver un peu d'assurance pour communiquer à son tour, mais pour le moment, elle ne peut pas parler des masses.

Enfin, il l'a quand même aidé et ce combat semble être un véritable malentendu, donc elle peut bien dire la cause de son assaut vain qui lui a coûté un poignet tout de même. Mais comment le dire sans pouvoir parler ? Elle eut une idée, elle va le dire en griffonnant sur le mur, elle ne sait pas écrire, donc elle le fera en faisant des dessins, elle est au moins douée pour en faire des beaux. Elle n'a pas de crayon à porté de main, donc elle le fera avec l'aide de ses ongles pointus. L'hybride espère seulement que l'homme comprendra, elle espère qu'il saura le faire.

Tout d'abord, elle dessine un homme, un homme possédant plein de cicatrices sur le ventre et les bras. Puis, elle fait autour de cet homme une aura, elle est assez bien réaliser, mais pour qu'il comprenne qu'elle est démoniaque, elle lui donne une forme de grande créature cornue avec un air bien menaçant. Miata espère qu'il devine qu'il s'agit de lui, elle a quand même donné pleins d'indices, elle a même tenté de faire son armure à part !

Ensuite, elle dessine un écusson, un écusson qui symbolise un clan, comme on en voit au Moyen Âge sur les pancartes des tavernes. Elle dessine dessus une claymore, puis en dessous une petite fille brandissant elle aussi une claymore. Elle a tenté de se dessiner, mais c'est dur sans modèle. Elle montre ensuite une flèche où elle dessine cette petite fille tuant une personne avec la même aura que l'homme du début, mais elle l'a dessiné différemment, comme ça, il comprendra que c'est son travail à elle et son "clan". C'est tout ce qu'elle peut faire pour le moment, elle ne peut pas être plus précise.



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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Jeu 3 Sep - 21:00

Cette petite fille avait tout d'étrange, décidément ! Non seulement elle l'avait attaqué au hasard, pouvoir attaquer le revenant au hasard n'était pas donné à tout le monde, mais elle avait en plus des... Difficultés de communication ! Elle semblait vouloir répondre mais ne le pouvait. Que voulez vous, songea Mannfred. Enseigner à un enfant l'art du combat si tôt, ce n'est pas lui faire une éducation ! Vraiment, ceux qui s'étaient occupés d'elle n'avaient aucune conscience, aucune noblesse. Une petite fille, en plus. Impardonnable.

Elle le bouda un instant. Le mort vivant fut décontenancé un moment : il n'avait pas prévu qu'une telle chose pouvait arriver. Il n'avait aucune expérience avec les enfants et n'en avait pas côtoyé depuis deux siècles au moins. Il la titillait doucement avec ses moqueries, mais il avait plus l'habitude d'interlocuteurs plus matures qui lui répondaient du tac au tac, ou d'ennemis qui répondaient à ses insultes par des coups. Mais c'était un enfant. Bon. Certes. Il n'allait pas s'excuser, non plus, il ne pouvait pas perdre la face ! Alors un silence gênant s'installa. Elle était retournée contre le mur et lui était sur sa chaise, les jambes croisées, tapotant sur son dossier de son doigt livide.

D'un coup, n'en pouvant probablement plus de ce morne silence, la petite fille se remit en mouvement, cherchant apparemment quelque chose ainsi qu'à attirer son attention. Il se rapprocha d'elle tandis qu'elle griffait sur la mauvaise tapisserie le dessin de ce qu'elle voulait communiquer. Si elle n'était pas bonne locutrice, elle était au moins ingénieuse ! Il lui faudrait donc interpréter ses gribouillis.

Ce ne fut pas trop difficile, les personnages qu'elle représentait n'étaient que trop reconnaissables. Il y avait un bonhomme plein de cicatrices, ce devait être lui, une petite fille avec une épée, ce devait être elle, puis un autre personnage, qui devait servir d'exemple pour autre chose. Elle dessina ensuite un genre d'aura sous forme démoniaque autour des deux personnages qui n'étaient pas elle même, et des lignes de mouvement indiquant que de son épée elle frappait le personnage qui servait d'exemple. D'un dernier petit coup elle représentant un symbole héraldique que Mannfred ne reconnut point, mais qui devait être l'ordre auquel elle appartenait. Logique.

Cette attaque était donc due à la nature de revenant du pauvre noble ici présent ? C'était un talent extraordinaire que cette petite fille avait là, puisqu'elle avait pu déceler naturellement l'énergie dégagée par le sort, le rituel, qui avait rendue la vie au défunt Von Carstein. Son ordre ayant l'air de combattre les choses dotée d'une aura... Démoniaque, la magie noire qui émanait du mort vivant avait titillé ses sens et, non habituée aux monstres civilisés, elle avait craint pour sa vie. C'était du moins le scénario que s'imaginait Mannfred, il pouvait y avoir des imprécisions et des erreurs, mais il se contenterait de cela.

Après avoir bien examiné la petite scène, il regarda longuement la jeune fille dans les yeux, le visage inexpressif, perdu dans ses pensées. Il se demandait quel genre d'ordre chevaleresque pouvait employer des enfants dans le but de tuer des personnes « semblables » à Mannfred, qui lui même était déjà bien dangereux et qui, comme le prouvait le combat tantôt, n'était pas à prendre à la légère... C'était inédit, et c'était plus monstrueux que de ramener les gens d'outre tombe, pensait-il. Lui même avait été élevé dans la noblesse et avait pris les armes tôt dans sa vie, mais jamais au point de devoir s'engager dans de réels combats avant un âge avancé. Jamais, à son âge, il n'aurait osé lever sa lame contre un bretteur visiblement plus âgé.

Se rendant compte qu'il gênait sûrement la jeune fille, il se recula enfin, se rassit sur sa chaise. Il annonça, un peu irrité :

« Ainsi c'est pour ça que tu as levé ta lame sur moi... C'est un motif bien vain, si tu veux mon avis. Comment veux tu juger une personne sur sa simple nature ? Cela ne mène qu'à la situation que nous venons de vivre. Tes maîtres sont des sots. »

Il s'avisa que sa dernière remarque était un peu déplacée et que si on avait critiqué son propre Maître ainsi, il se serait fâché au point de se battre à nouveau. Il lui fallait alors trouver un moyen de faire passer ce fâcheux commentaire en faisant autre chose. Observant le soleil, se dit que celle ci avait peut être un petit creux. Pour bien se remettre, il fallait manger ! Il la prévint alors d'un ton égal :


« Je reviens, je vais chercher la pitance. »

Sans attendre de réaction, il se leva et se rendit au comptoir où l'aubergiste se tenait encore. C'est avec soulagement qu'il soupira lorsqu'il le vit arriver avec une bourse bien pleine : il n'aurait pas un brigand à supporter sous son toit ou à essayer de chasser. Mannfred lui demanda rapidement :

« Ta cuisine est-elle prête, l'aubergiste ? Il me faut un repas dans la chambre au plus tôt. Pas de vin pour nous, nous ferons avec ton eau, ce sera très bien. Combien te dois je pour la nuit et le repas ? »

Le tenancier lança un drôle de regard à son client à la mention du vin mais préféré ne pas relever. Il commençait à avoir l'habitude des gens qui n'étaient pas au courant du genre de budget qu'il fallait pour se procurer du vin et il ne préférait pas briser ses illusions. Mannfred, satisfait, lui envoya les pièces dont il fallait se séparer pour payer et rentra dans sa chambre. Bientôt fut apporté un bouillon de légume avec quelques rares morceaux de viande dans un bol en bois, accompagné d'une grande cuillère de la même matière et un petit couteau. Il fit poser tout cela sur le bureau puis, quand celui qui mena le repas fut parti, pris tout cela dans ses mains. Il finit par poser la question fatidique, se retenant le plus possible d'être moqueur mais un air amusé transpirant dans ses paroles :

« Alors. Peux tu te tenir droite et manger seule ou... Il marqua un arrêt, histoire de voir si elle réagissait : ou faudra-t-il que je te donnes à manger moi même ? Prenant un peu de soupe dans la cuillère il l'approcha lentement de la bouche de la jeune alitée en disant, souriant : Allez, fait "Aaaaah" »
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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Ven 4 Sep - 14:48





Deux blessées à l'auberge : un duo étrange









L'homme semble comprendre ce qu'à dessiner la Claymore, c'est une bonne chose, elle a eu peur de ne pas être assez compréhensible, mais elle a bien dessiné a ce qu'elle voit. Elle a eu des doutes, elle se sentait même capable de le lui dire, enfin, d'essayer de le dire. Elle se sent bizarre en fait après avoir ce drôle de rêve, ça a dû faire un sacré gros choc dans sa tête, ce qui expliquerait pourquoi elle se sent bizarrement investie d'une assurance nouvelle. Elle a l'impression d'avoir une présence bienveillante près d'elle, ce n'est pas celle du chevalier, c'est autre chose ... elle n'arrive pas à savoir quoi, mais elle a comme hypothèse que cette forme n'est peut-être pas morte. Elle est peut-être sortie de sa tête et elle erre autour d'eux, bizarrement, elle se sent plus tranquille, plus décontracter, elle se sent mieux, comme si on est venu la consoler de tout ce qu'elle a vécu, mais c'est encore confus dans sa tête. Qui est cette personne ? Comment pourra-t-elle répondre à cette question ? Elle doit chercher toute seule, la réponse ne peut pas être en s'éveillant, ça c'est sûr, mais aurait-ce un rapport avec le Yoki ? Est-ce un charme qui se rompt légèrement à chaque fois qu'elle en utilise trop ? Elle doit mieux s'entraîner à contrôler cette énergie, elle pourra améliorer sa force et sa vitesse en faisant ça. Elle doit prendre exemple sur d'autres claymores, la première qui lui vient en tête est Helen, une autre brute, mais qui est bien plus aisée à contrôlée son Yoki de manière assez pratique.

Pourquoi Helen ? Elle est du type offensif, comme Miata, de plus, elle est à peu près à son niveau, en plus, elle a fait un bon nombre de techniques en utilisant son Yoki devant la petite fille, elle sait donc comment s'y prendre. En plus, cette dernière a même voulu l'emmener avec elle pour chasser les derniers Yomas de son monde, mais Galatéa devait s'occuper d'elle, donc elle est restée à la ville sainte, mais ça n'a pas empêché Helen de crâner devant tout le monde en montrant qu'elle est bien plus forte que la génération de Miata, c'est sûr que plus téméraire qu'elle, il n'y a personne dans la nouvelle génération, heureusement que Deneve est là pour prendre soin d'elle. Bien sûr, il y a d'autre Claymores qu'elle voudra prendre en exemple, Miria et Claire par exemple, les seules à utiliser le Yoki pour se battre physiquement. Elle a aussi connu des récits les techniques d'autre Claymores, comme la lame ondulatoire d'Ophélia, technique qu'elle devra d'ailleurs essayer de faire. Ça lui sera pratique, elle compte d'ailleurs s'y prendre après qu'elle soit rétablie, bien qu'elle soit tenter d'utiliser le Yoki à nouveau pour avoir un coup de main pour sa régénération. D'ailleurs, c'est ce qu'elle fera lorsque le chevalier ne sera pas là, ça tombe bien, il va chercher à manger.

Miata n'a pas besoin de manger des masses pour survivre, mais pour se rétablir, elle doit forcer pour passer au-delà de sa faim pour manger ce qu'on lui donne. Lorsque le chevalier passe la porte et la ferme, elle enlève ce qui bloque son bras, remarquant que la régénération se passe plus lentement que prévu. Elle ne peut pas bouger sa main, le squelette ne s'est pas encore remis complétement. Elle pose sa main sur son poignet encore douloureux pour elle et active son Yoki, ses yeux virent au doré et un visage monstrueux s'affiche. Régénérer un squelette est une tâche plus ardue que celle d'une blessure ouverte. Ça va lui demander beaucoup de Yoki, mais moins que la quantité qu'elle a utilisée pour que sa main se retrouve comme cela. Des veines apparaissent sur son bras, les os de sa main se remettent en place petit à petit, mais bientôt, la forme de sa main revient à la normale. Les articulations brisées se reconnectent, redonnant de nouveau le contrôle de sa main. Elle achève son action qui ce coup-ci à porté ses fruits, mais sa blessure n'est pas encore soignée, cependant, elle refuse d'en utiliser plus. Essoufflée, suant à grosses gouttes, elle se bande comme elle peut comme une grande avant que le chevalier finît par rentrer dans la chambre, cette pratique lui a demander beaucoup d'énergie physique mine de rien, c'est à ses moments-là qu'elle se rend compte qu'elle a encore du chemin pour contrôler parfaitement son Yoki.

L'homme est arrivé avec un bol d'une odeur assez forte, une soupe de légume, super, rien que l'odeur coupe l'appétit de Miata. Elle n'apprécie déjà pas la nourriture en général, se contentant seulement d'une pomme ou d'un lézard, mais les légumes ... Elle déteste ça, elle s'en fiche qu'elle a besoin de manger beaucoup pour se rétablir, elle ne voudra pas manger sa soupe, quitte à faire une comédie pour ça. L'homme tente de lui faire manger au moins une cuillère, mais la petite fille garde la bouche bien serrée en faisant non avec sa tête, reculant à chaque fois que la cuillère remplis de l'immonde liquide est proche de ses lèvres, le chevalier verra à quel point la petite fille est têtue, elle attrape même la cuillère pour que le chevalier arrête de l'approcher à deux mains, même celle qui est blessée à la base.



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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Ven 4 Sep - 15:44

Mannfred n'était pas fait pour s'occuper des enfants. Pas du tout. De son vivant, s'il ne voulait pas finir son assiette, il devait rester à table sans pouvoir la quitter jusqu'à ce qu'il ait fini de manger, que sa nourriture fut froide ou non. Lorsque son père perdait patience, il finissait par le battre avec un martinet prévu à cet effet : il n'avait pas le choix, donc. Cette dure éducation, puis sa vie de militaire, lui avait appris à ne pas rechigner devant quelque nourriture que ce soit. Enfin, jusqu'à ce qu'il meure, cela dit. Il n'a maintenant plus besoin de manger, ce serait même problématique s'il mangeait, vu l'état de l'intérieur de son corps. Il s'autorisait à boire un peu, de temps en temps, mais ça pouvait devenir désagréable s'il ingérait trop de substance organique, comme elle se décomposait en lui sans vraiment pouvoir ressortir. Nous éviterons de donner trop de détails.

Cela dit, il n'avait pas le genre d'autorité que son père avait sur lui sur la jeune fille ici présent. Quel genre de légitimité lui donnerait le droit de la battre pour sa désobéissance ? Il n'était pas un membre de sa famille ou un supérieur, il était juste le type qui s'était occupé d'elle pendant un moment. C'était quand même exaspérant. Quelle enfant turbulente !

Elle se saisit de la cuillère à deux mains, pinçant les lèvres pour se prévenir de toute insistance de la part du mort vivant. Il fut pris d'un rictus, son irritation se montrant sur son visage. Il avait voulu la nourrir pour rire, au début, pensant qu'elle allait s'emparer du bol et se débrouiller ! Mais non, elle le laissait se ridiculiser et en plus elle n'en voulait pas. Inacceptable ! Tentant de garder le sourire, il paraissait que ça donnait confiance aux enfants, mais sans grand succès, figeant son expression dans un sourire de frustration, il lui lança :


« Allez, soit une gentille jeune fille et mange ton bouillon, c'est bon pour la santé ! »

Et ce faisant, il tirait sur la cuillère en tentant de la dégager de l'étreinte de la jeune fille sans toutefois en renverser le contenu, ce qui n'était pas une mince affaire. Et pour cause ! Elle avait une grande force et elle refusait de tout son être de manger ! Ce devait être les légumes, mais au final, dans cette affaire, Mannfred était tout aussi puéril que la jeune fille : il voulait la faire manger et puis c'est tout ! C'était sa maigre autorité qui était en jeu.

Ce qui devait arriver arriva, il tirant trop fort tandis que la petite fille résistait trop, il lâcha prise alors que la cuillère lui glissait des mains et son contenu fut renversé sur le sol. Le revenant poussa un soupir, abandonnant tout espoir devant l'obstination de la jeune fille. Il la regarda dans les yeux avec un air de supplique, se demandant si cela saurait venir à bout de sa résolution. Évidemment, il n'avait pas beaucoup d'espoir. Il lui annonça, résigné :

« Bon. Mange au moins le bout de viande qu'il y a là dedans, puisque tu ne veux pas des légumes. »

S'emparant du petit couteau qui avait été amené avec le bol, il piqua, dans la soupe, les morceaux qui flottaient et tendit la brochette ainsi faite à l'enfant. Peut être allait-elle le manger, ça, au moins ! Sans vraiment attendre, d'ailleurs, il lui fourra le manche dans sa main valide, pensant que ça allait peut être la forcer et qu'elle ne le laisserait pas tomber pour rien. Au pire, cela salirait un peu les draps, ce n'était pas grave. Il se leva et posa le bol inutile sur le bureau, puis se remit sur sa chaise. Il lui vint alors à l'esprit que c'était à deux mains qu'elle avait saisi la cuillère, et si ce n'était normalement qu'un détail, c'était en vérité assez important : elle avait retiré son atèle et elle avait retrouvé assez de force pour se servir de sa main. Assez étonné de ce fait, il fut d'abord irrité de voir qu'elle ne prenait pas au sérieux sa blessure et allait la gronder, puis se ravisa, songeant que si elle pouvait déjà se resservir de sa main, elle devait avoir un genre de régénération surnaturelle comme le revenant lui même.

« Ah ! Je vois que tu as récupéré un peu l'usage de ta main, c'est bien, lui dit-il, soulagé. J'avais peur que tu ne puisses plus te servir de ta lame après une blessure pareille ! Il pris sa main dans la sienne avec délicatesse et la regarda en détail. Vu comment tu t'es déjà remise, tu devrais bien t'en tirer, cependant ! »
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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Mer 9 Sep - 15:31





Deux blessées à l'auberge : un duo étrange









Le chevalier a beau insister, Miata ne veut pas manger ce bouillon. Elle n'a pas faim à vrai dire et l'odeur horrible du bouillon lui coupe encore plus l’appétit. Elle n'aime pas particulièrement manger ce qui lui semble déjà dégoûtant sans utiliser le goût, c'est surtout à cause de son odorat développé, qu'elle regrette en ce moment, qu'elle rechigne à manger, elle a toujours été douée pour détecter chaque ingrédient qui se trouvent dans une soupe sans utiliser sa langue, ni son toucher. Elle grimace, gardant sa bouche bien serrée et tente de contrer la force colossale du chevalier noir en forçant sur la cuillère de toutes ses forces, heureusement, le chevalier y allait qu'à une main, assez pour que la petite fille ait assez de ses deux mains pour contrer la force du mort-vivant. D'ailleurs, il ne semble pas avoir vu tout de suite qu'elle utilise sa main encore blessée pour garder la cuillère loin d'elle. Heureusement qu'elle a eu le temps de régénérer le squelette de sa main, sinon sa main serait en ce moment de la vraie compote.

Alors que l'homme tente de se montrer sympathique et lui demande gentiment de manger sa soupe, Miata remue frénétiquement la tête, de gauche à droite, toujours en gardant les lèvres bien fermé et suant encore à grandes gouttes, elle n'a même pas eu le temps de souffler un peu après une grosse utilisation de Yoki, c'est un miracle qu'elle arrive à garder la cuillère loin d'elle. Enfin, c'est seulement le chevalier qui ne veut pas trop brusquer la petite chevalière, il l'aurait fait manger de force s'il avait encore plus insisté, juste un peu aurait suffit, mais elle aurait été capable de recracher le contenu de la cuillère par terre, voire même de le vomir. Finalement, la cuillère cède et le contenu se retrouve par terre, en plus de quelques tâches sur la combinaison de Miata, de toute manière, il faut bien laver tout ça un jour, non ? Enfin, elle n'est plus vraiment à une tâche près, après tout, elle a déjà quelques gouttes de sang venant de sa main qui ont chuté sur sa tenue.

Le chevalier a abandonné, une victoire bien méritée (?) pour la petite chasseuse de démons. Elle souffle de soulagement, ayant échappé à cette horrible soupe. Elle est déjà fatiguée rien qu'en restant assise, donc si elle doit se battre pour ne pas manger, ça ne va pas trop le faire. Pourtant, l'homme balafré veut vraiment qu'elle mange, piochant dans l'infâme soupe quelques morceaux de viande vraiment pas beaux à voir. Ça non plus, ça ne donne pas envie d'en manger, surtout qu'il y a quelques légumes collés sur la viande en question. Alors que l'homme met le pommeau du couteau dans la main de la petite fille, aussitôt, Miata lance son couteau vers la porte, pointe en avant, rasant au passage les cheveux du tavernier qui a osé montrer le bout de son nez en ce moment, sans doute voulant demander si tout allait bien. Après cela, Miata se couche, face au mur, sa cape lui servant de couette, laissant sa main gauche assez bien guérie et encore bandée à l'air. L'homme a donc pu examiner pour une fois la main anciennement blessée de la petite fille, enfin, "anciennement", c'est un grand mot, il y a quand même beaucoup de chemin avant que sa main soit comme neuve.

Respirant de manière saccadée comme depuis qu'elle est réveillée, elle sent une assez grande chaleur au niveau de son front, c'est un contre-coup du Yoki ? Non, ça ne peut pas être ça, depuis qu'elle l'utilise, elle n'est jamais tombée sur ce phénomène. Elle est tombée malade, voilà ce qui se passe. Quelle ironie, une guerrière enfant qui a subi de graves blessures tout en restant debout qui est fragilisée par une maladie, elle a toujours été capable de résister au poison, mais jamais aux maladies, aucune Claymore n'est d'ailleurs à l'abri d'une maladie d'ailleurs. L'alcool, elles peuvent résister son côté saoulant, mais elles n'ont jamais été à l'abri d'un gros rhume. Elle n'a jamais été tombée malade, pour elle, c'est nouveau, elle pense que c'est son Yoki qui lui joue des tours. Ça ne l'empêchera pas d'être debout et d'aller chasser des démons comme d'habitude, enfin, chasser des démons lui semble maintenant une tâche devenue obsolète, elle doit maintenant trouver un moyen de vivre sa vie normalement, pas facile de prendre un départ en étant une petite fille qui a toujours été éduquée pour tuer des démons et rien d'autre.



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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Sam 12 Sep - 11:27

S'occuper de l'enfant devenait presque dangereux, avec tout ce qu'elle avait renversé. La cuillère d'abord, et maintenant elle lançait le couteau qui était dans ses mains ! C'était impossible de s'occuper d'elle correctement. Ou alors il fallait qu'elle dorme, c'était plus simple comme ça. Mais on ne pas la nourrir pendant son sommeil, hélas, alors le problème restait le même.

N'ayant pas le courage de se battre pour des sottises avec une enfant, Mannfred décida d'abandonner son projet de la faire manger. Si elle n'avait pas faim, c'était inutile, de toute façon. Elle finirait par réclamer quand elle aurait faim, de toute façon. Il lui refilerai de la viande séchée ou un morceau de ration militaire qui devait traîner avec son cheval, dans ses affaires. Il en gardait toujours une ou deux sur lui, malgré l'inutilité qu'elles avaient pour lui même. On pouvait toujours tomber sur quelqu'un d'utile dans le besoin, après tout.

Chose singulière, le tenancier avait encore pointé le bout de son nez alors qu'il avait déjà été payé, cet inopportun ! Il avait failli se prendre le couteau en pleine figure et ce n'est que par un réflexe salvateur qu'il avait esquivé le lancé. Très sarcastique, Mannfred lui décocha :


« Hé bien ? Vous aimez le danger, vous ? Qu'est ce que vous faites ici ? C'est ma chambre il me semble et je ne vous ai pas fait mander. Prenez votre gruau et partez sur le champ. »

Ce dernier, surpris de l'accueil un peu hostile, ne se fit pas prier et s'exécuta effectivement immédiatement sans se plaindre, même s'il était certain qu'il en parlerait avec ses piliers de comptoir. Le revenant n'en avait cure, de toute façon, ils ne resteraient pas trop longtemps. Et que lui importait le fiel d'un vilain tel que lui ? Il ne l'atteindrait jamais. Si jamais il en venait le moindre mot à ses oreilles, de toute façon, il lui réservait une rouste dont il se souviendrait toute sa vie. Dire du mal d'un de ses clients, un noble de surcroît ! C'était le bâton, assurément et sans détour.

Lorsqu'il fut enfin parti et eut refermé la porte, Mannfred se retourna à nouveau vers la jeune fille, qui était allongée vers le mur. Il l'entendait respirer difficilement, avoir des difficultés à bien se mettre, à se trouver confortable. Le mort vivant compris immédiatement que la faiblesse qui accompagnait une telle blessure l'avait rendue sensible aux maladies et qu'elle devait effectivement avoir attrapé quelque chose ! Pour s'en rendre compte, il apposa sa main sur son front en sueur. Il était effectivement brûlant ! Il n'avait pas de glaçon ou d'autre linge propre à utiliser pour mettre sur son front, mais sa propre fraîcheur devait être suffisante... En tant que mort, certains le trouveraient même glacial. C'était pile ce qu'il fallait en ce moment, ainsi ne retirerait-il sa main que si la jeune fille le lui demandait. Il n'utilisait cependant pas son pouvoir de froid supplémentaire, il ne voulait ni créer un choc ni l'endormir, voir encore empirer sa situation avec un froid trop grand ! Ce serait fâcheux.

Le revenant, tout en faisant cela en silence, réfléchissait à la suite des opérations. Il se rendait vers Vermeï et ne pouvait attendre en cet endroit beaucoup plus longtemps. Il lui fallait rejoindre ceux qui partageaient son idéologie, celle de la conquête, et pourquoi pas les conquérir eux même pour leur montrer la véritable voie, celle du Maître. Ce ne serait sûrement pas simple, et plus il prenait du bon temps ici, plus il était possible que quelqu'un d'autre ne lui vole sa place, son rôle, son destin ! Ce n'était pas acceptable. Il se figura qu'il faudrait bien expliquer tout cela à l'enfant dont il s'occupait. Il brisa alors le silence mais avec un ton calme, presque paternel :

« Bon. Tout ceci est bien agréable, mais, tu sais, j'ai une mission à accomplir ! Je serai parti demain à la première heure, libre à toi de me suivre ou non, si tu décides de rester, je te donnerai une piécette ou deux histoire que tu puisses te débrouiller un peu.Il fit une petite pause, prenant l'air de la réflexion, et ajouta légèrement : Et puis si tu veux, je te donnerai quelques leçons d'escrime, ça ne peut pas te faire de mal. »

[i]Ainsi, il laissa s'écouler la nuit, observant parfois la lune, parfois le sommeil de l'enfant sur laquelle il avait veillé un moment, malgré la blessure qu'elle lui avait infligé. Il ressentait ça un peu comme un devoir, comme si, pour un moment, il avait pu s'occuper de l'enfant qu'il n'avait jamais eu.
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MessageSujet: Re: Deux blessés à l'auberge : un duo étrange.    Lun 14 Sep - 14:30





Deux blessées à l'auberge : un duo étrange









Maintenant que l'homme possède une zone vide au bon milieu de son crâne, il saura qu'il faut toquer avant d'entrer, surtout lorsque Miata est dans la pièce située derrière la porte ! De toute manière, s'il est un démon, elle l'aurait senti déjà bien avant, son Yoki est peut-être faible en ce moment, mais ses sens ne sont pas à prendre à la légère. Bon, reniflez quelqu'un comme ça lui donnerait l'air d'être un animal, mais elle a un peu l'habitude d'être considérée comme une bête de toute manière. Et puis, si l'homme savait pourquoi elle se comporte comme ça, il passerait sans doute, mais pour le moment, c'est juste un humain tout bête, de toute manière, Miata n'est plus trop en forme pour le moment, mais ça viendra. Et puis, une maladie comme celle-là ne l'empêchera pas de l'attaquer, même si elle tient à peine debout. Enfin, ce n'est pas sûr qu'elle résiste longtemps face à un quelconque démon, mais elle garde toujours la tête haute, "se reposer" sont deux mots inconnus de son vocabulaire, l'heure n'est pas au repos, même si elle se demande toujours si elle doit continuer à chasser les démons ou à servir une autre cause.

Elle ignore toujours ce qui se passe dans ce monde, pourtant, elle est là depuis bien plus d'une semaine. Mais elle n'a jamais été du genre à courir après les informations, surtout pour avoir une quelconque culture sur ce monde. Elle a "autre chose à faire" que s'instruire et paraître plus "civilisée" après tout. Premièrement, elle doit devenir plus forte, retrouver toutes ses forces pour éviter que l'éveil se produit, ensuite, elle doit retrouver Weiss dans ce monde, elle l'a quittée précipitamment après tout, sans que cette dernière sans rende compte d'ailleurs. Peut-être a-t-elle continué son bout de chemin sans l'attendre, peut-être cherche-t-elle celle qui l'a choisi comme nouvelle mère, qui sait, quelqu'un s'inquiéterait peut-être pour son sort, ça n'est pas arrivé depuis longtemps ce genre de chose. Il faut dire que Miata n'a jamais cherché à avoir des amis, le mot ami est un concept encore flou chez elle contrairement à celui d'ennemi qui s'apparente souvent à celui de "cible".

Le chevalier d'ailleurs semble vouloir prendre soin de l'hybride, il n'a d'ailleurs toujours pas dit son nom à Miata. Ce n'est sans doute pas important, tout ce qu'elle sait, c'est qu'il essaie de calmer la température de son front grâce à sa main froide, bizarre venant de quelqu'un qui a quand même un trou dans son armure maintenant à cause de celle qu'il prend soin en ce moment. La petite fille ne va pas s'en plaindre du tout ! Cependant, ce n'est pas pour autant qu'elle va culpabiliser, ça ne correspond pas à son personnage après tout, mais elle avoue qu'elle a un peu peur de ce qui lui arrive, le concept de maladie est aussi flou que celui de l'amitié chez elle. Profitant de ce moment de détente sans doute, le chevalier lui dit qu'il reprendra sa route le lendemain, qui accepte qu'elle l'accompagne si elle veut et qu'elle l'entraînerait sur le chemin, pourquoi pas ? Ce genre de proposition tombe bien, enfin, pas vraiment vu que Miata est malade, mais elle arrivera à marcher sans soucis et à tenir sa lame à peu près correctement.

C'est ainsi que le lendemain, alors qu'elle n'a dormi que quelques minutes, n'ayant pas beaucoup de sommeil particulièrement à cause de sa condition de Claymore, elle est déjà prête, debout, lame sur le dos, cape sur les épaules, droite comme un I bien qu'un peu détendu aux niveaux des épaules : elle compte bien accompagner le chevalier mort-vivant, même avec une grande fièvre. Elle s'en sortira, elle sera juste plus faible que d'habitude, mais ça lui suffira pour marcher droit et combattre. C'est ainsi que les deux personnages quittent l'auberge, Miata toujours aussi vide d'émotions, ne montrant pas un seul signe de faiblesse malgré sa maladie de toute la route, mais pendant l'entraînement, ce n'est pas la même chose que quand elle marche. Elle peine déjà à tenir sa claymore à deux mains en étant malade, la meilleure solution serait d'attendre que ça passe, mais têtue comme une mule, Miata continue de s'entraîner, elle veut regagner ses forces d'avant, pouvoir reprendre sa lame comme avant, utiliser ses sens comme dans son monde d'origine, mais surtout avoir un niveau de contrôle du Yoki supérieur à celle avant son départ dans ce monde. Cette marche a duré une semaine, comptant parmi ces sept les longues heures d'entraînement de Miata par le chevalier, mais finalement, leur route se sépare, Miata reprend ainsi sa route, peut-être pour une autre région, une autre contrée, sans doute chercher un nouveau "travail", une nouvelle raison de vivre.

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